Écrire le mot « fin » n’est pas toujours la dernière étape d’un roman.
Lorsqu’un auteur choisit l’autoédition, une nouvelle phase commence : il faut transformer le manuscrit sur lequel il a travaillé pendant des mois en un fichier que les lecteurs pourront réellement lire sur une liseuse ou tenir entre leurs mains.
Et cette étape peut rapidement devenir technique.
Un ebook ne se prépare pas comme un livre papier. Un document destiné à une maison d’édition n’obéit pas non plus aux mêmes règles qu’un intérieur de roman destiné à l’impression. Marges, pagination, dimensions du livre, table des matières, retraits de paragraphe, débuts de chapitre… autant de détails qui apparaissent souvent au moment où l’auteur pensait avoir terminé.
**Plumelisse permet désormais de passer directement de son projet d’écriture à des fichiers préparés pour l’autoédition, sans avoir à reconstruire manuellement son manuscrit dans un autre logiciel.**
Du manuscrit à l’autoédition
Jusqu’à présent, les exports PDF et DOCX de Plumelisse étaient avant tout pensés pour une autre étape du parcours : envoyer un manuscrit à un éditeur.
Ils restent disponibles et conservent cet objectif. Le texte est exporté avec une présentation de manuscrit classique : police adaptée, interligne, marges, retrait des paragraphes, pagination et page de garde facultative.
Mais publier soi-même son livre demande autre chose.
Un document agréable à lire sur l’écran d’un comité de lecture n’est pas nécessairement prêt à devenir un ebook ou un roman imprimé.
C’est pourquoi le système d’export de Plumelisse propose désormais plusieurs destinations distinctes :
- PDF et DOCX pour préparer un manuscrit destiné à un éditeur ;
- EPUB pour créer un ebook réajustable ;
- Amazon KDP pour préparer l’intérieur d’un livre broché.
L’auteur choisit simplement le format souhaité au moment de l’export. Les réglages proposés s’adaptent ensuite automatiquement à cette destination.

Créer un EPUB directement depuis son roman
L’EPUB est conçu pour la lecture numérique. Contrairement à un PDF dont les pages possèdent des dimensions fixes, son contenu s’adapte à l’écran utilisé.
Le lecteur peut ainsi modifier la taille du texte, la police ou l’interligne selon ses préférences et son appareil.
Dans Plumelisse, l’export EPUB rassemble automatiquement les chapitres sélectionnés dans leur ordre et crée la structure nécessaire au livre numérique.
Il peut notamment intégrer :
- le titre du livre ;
- un sous-titre ;
- le nom de l’auteur ;
- la langue de l’ouvrage ;
- une page de titre facultative ;
- une table des matières native ;
- les différents chapitres du manuscrit.
Le gras, l’italique, les listes et la structure du texte sont conservés lorsque cela est pertinent.
Ce fichier peut ensuite servir à préparer la publication du livre sur les principales plateformes compatibles avec l’EPUB, notamment Kindle, Kobo ou Apple Books.
L’objectif n’est pas de figer visuellement chaque page comme dans un livre imprimé. C’est précisément l’inverse : **l’ebook reste suffisamment souple pour s’adapter à la liseuse et aux préférences de chaque lecteur.**

Préparer un livre broché pour Amazon KDP
Le papier pose des contraintes très différentes.
Une fois imprimé, un roman possède une taille physique, une reliure et un nombre précis de pages. La marge située du côté de la reliure doit notamment laisser suffisamment d’espace pour que le texte reste confortable à lire.
Plumelisse propose donc également un export spécialement destiné à l’intérieur des livres brochés Amazon KDP.
Deux formats couramment utilisés pour les romans sont disponibles :
- 5,5 × 8,5 pouces ;
- 6 × 9 pouces.
L’auteur peut également indiquer s’il compte sélectionner un papier blanc ou crème lors de la création de son livre.
Le PDF lui-même reste bien entendu blanc : ce réglage sert notamment à prendre en compte les contraintes liées au nombre de pages du livre.
La mise en page adopte alors une logique beaucoup plus proche d’un roman publié qu’un manuscrit envoyé à un éditeur.
Les marges deviennent miroir afin de distinguer le petit fond situé du côté de la reliure. Elles sont également adaptées à l’épaisseur du livre.
La pagination est conçue pour l’impression et la numérotation visible commence avec le récit plutôt que sur la page de titre.

Des parties et chapitres qui deviennent réellement la structure du livre
Cette évolution donne également davantage d’importance aux styles utilisés pendant l’écriture.
Dans l’éditeur Plumelisse, Titre 1 et Titre 2 ne servent désormais plus uniquement à différencier visuellement certains textes.
Pour les exports destinés à la publication :
- Titre 1 peut créer une véritable page de partie, isolée et centrée ;
- Titre 2 correspond à un début de chapitre avec une composition adaptée au roman.
Le premier chapitre du livre commence sur une page de droite, tandis que les chapitres suivants continuent naturellement sur la prochaine page disponible.
Les noms des dossiers utilisés pour organiser le projet dans Plumelisse ne sont, eux, jamais transformés automatiquement en titres.
C’est volontaire.
Un dossier peut simplement servir à ranger plusieurs chapitres pendant l’écriture sans être destiné à apparaître dans le livre final. **Ce sont donc les titres réellement présents dans le manuscrit qui définissent la structure visible du livre.**
Une vraie séparation entre paragraphe et changement de scène
La mise en page d’un roman ne dépend pas uniquement de ses chapitres.
À l’intérieur d’un même chapitre, une ellipse temporelle, un changement de lieu ou un passage à un autre point de vue peut nécessiter une séparation de scène.
Plumelisse permet désormais de l’indiquer explicitement depuis l’éditeur grâce à un bouton ***.
La séparation apparaît sous la forme :
* * *
Elle dispose également de son raccourci clavier : Ctrl + Maj + Entrée sous Windows et Linux, ou Cmd + Maj + Entrée sur Mac.
Cette distinction évite une ambiguïté fréquente : une simple ligne vide ne signifie pas nécessairement qu’un changement de scène doit être imprimé.
Dans Plumelisse :
- Entrée crée un nouveau paragraphe ;
- Maj + Entrée crée un retour à la ligne ;
- une ligne vide reste une ligne vide dans l’éditeur ;
- seule l’action dédiée crée une séparation de scène.
Les exports peuvent alors appliquer automatiquement la bonne typographie.
Par exemple, dans les versions EPUB et KDP, le premier paragraphe d’un chapitre n’est pas indenté. Le même principe s’applique après un titre ou une séparation de scène. Les paragraphes ordinaires suivants retrouvent leur retrait classique.
Ce sont de petits détails visuels, mais leur accumulation participe énormément à l’impression de lire un véritable livre plutôt qu’un document de traitement de texte.
Un seul projet, plusieurs destinations
L’un des objectifs de cette évolution était également d’éviter de créer plusieurs versions du même roman uniquement pour pouvoir l’exporter.
La même structure Plumelisse peut servir à produire différents fichiers selon le besoin du moment.
Vous pouvez exporter :
- le projet complet ;
- un dossier avec tous ses sous-dossiers ;
- un chapitre individuel.
Vous pouvez donc continuer à organiser librement votre roman pendant son écriture, puis choisir ce qui doit entrer dans le fichier final.
Un même projet peut ainsi produire un DOCX à envoyer à un éditeur, un EPUB pour une version numérique et un PDF adapté à la version brochée.
**Le manuscrit reste la source de référence. C’est le format d’export qui s’adapte à sa destination.**
Plumelisse ne publie pas votre livre à votre place
Cette distinction reste importante.
Plumelisse prépare les fichiers, mais ne les envoie pas automatiquement vers Amazon, Kobo, Apple ou une autre plateforme.
La couverture commerciale n’est pas non plus générée : pour un livre papier, elle dépend notamment du format choisi et de l’épaisseur finale du livre.
L’auteur conserve donc la maîtrise de la dernière étape : vérifier son fichier, préparer sa couverture, renseigner les informations commerciales, fixer son prix et lancer lui-même la publication sur la plateforme choisie.
Cette approche permet de simplifier la partie technique de préparation du manuscrit sans retirer à l’auteur le contrôle qui constitue justement l’un des principaux intérêts de l’autoédition.
Si vous hésitez encore entre cette voie et l’édition traditionnelle, vous pouvez lire Auto-édition vs éditeur : quelle voie choisir pour publier son livre ?.
Et si votre roman est encore en cours de construction, Comment organiser un roman complexe : timeline, personnages et intrigues revient sur les outils qui permettent de garder une histoire cohérente pendant toute son écriture.
Écrire, organiser, puis publier
L’autoédition offre énormément de liberté, mais cette liberté s’accompagne souvent d’une succession de tâches techniques que l’auteur découvre une fois son manuscrit terminé.
L’objectif de Plumelisse est progressivement de réduire cette rupture.
Vous pouvez déjà y écrire vos chapitres, organiser votre projet, suivre vos personnages, conserver vos notes et construire la chronologie de votre récit. Désormais, lorsque le texte arrive au bout de ce parcours, il peut également être transformé dans le format correspondant à sa prochaine destination.
PDF ou DOCX pour présenter le manuscrit à un éditeur. EPUB pour sa version numérique. PDF KDP pour préparer son intérieur imprimé.
L’écriture reste au centre, mais le projet ne s’arrête plus nécessairement au dernier mot du manuscrit.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des outils disponibles sur la page Fonctionnalités de Plumelisse ou commencer gratuitement avant de passer à l’offre Premium lorsque vous avez besoin des fonctionnalités d’export avancées.